Les différents types de vélos et de pratiques de VTT

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Le XC (Cross-country)

La pratique et les vélos :

Le XC désigne une randonnée ou une course sur terrain peu ou moyennement difficile, d’une durée allant en général de 1H à 2H, rarement au delà. C’est une pratique mettant l’accent sur la vitesse, la performance en montée, un peu moins sur la technique de descente car le terrain n’est en général pas trop accidenté. Royaume de la tenue en lycra moulant qui fait tant vibrer la gente féminine, Le XC va de la petite rando entre amis à la compétition olympique (c’est la discipline qui a été choisie pour l’arrivée du VTT aux JO de Londres), en passant par la rando du dimanche matin. Le vélo de XC mettra l’accent sur le rendement, la légèreté et la vitesse. La courte durée de l’activité ne lui impose pas d’être très confortable. Vont rentrer dans cette catégorie les vélos semi-suspendus (hardtail en anglais), et les vélos tout suspendus ; la suspension sera de faible débattement, en général entre 100 et 120mm. L’actuel champion olympique, Jaroslav Kulhavy, a gagné sur un tout suspendu Specialized S-Works Epic Carbon 29 . La géométrie de ces vélos favorise plus  le rendement et la précision en montée que les qualités de descente. Mais la discipline évolue, les courses deviennent plus techniques, et on commence à voir apparaître des tiges de selle télescopiques en championnat du monde !

Le Marathon

La pratique et les vélos :

Le marathon est une variante du XC et consiste, vous l’auriez deviné, à rider loin et longtemps, souvent en compétition. Un vélo « Marathon » sera tout suspendu, avec une géométrie donnant une position de pilotage plus relax. Les fabricants mettront l’accent sur le confort, la légèreté et la facilité à franchir les difficultés sans épuiser. S’il est parfois difficile de différencier ce type de vélo d’un vélo XC pas trop typé « race » ou d’un Trail léger, ce pourrait être par exemple un VTT 29” (pour le franchissement et la facilité), avec 100 à 120mm de débattement, léger et avec une position de pilotage plutôt confortable.

Le Trail

a pratique et les vélos :

le Trail est souvent traduit en français par « randonnée », et c’est la catégorie très répandue des sorties et randos variées, avec montées techniques, singletracks joueurs, et descentes commençant à donner de bonnes sensations.

Les vélos Trails concentrent toute l’attention des fabriquant car ils représentent le plus gros volume de vente… Polyvalents, capables de bien vous faire grimper sans trop de fatigue, et de très bien descendre, parfois même sur terrain très escarpés (sans prétendre aux performances des catégories suivantes). Ces vélos sont quasi-systématiquement tout suspendus, avec un débattement plus important, de 120-140 mm pour les 26-27,5”, un peu moins en 29”. Ils sont de plus en plus proposés d’origine avec une tige de selle télescopique.

Le All-Mountain

a pratique et les vélos :

Terme moins employé qu’il y a quelques années par les marques, le All-Mountain se confond parfois avec la catégorie suivante, l’Enduro. Le All-Mountain est la randonnée pratiquée en montagne et en relief marqué, avec grosses montées et descentes longues et cassantes.

Les vélos sont tout suspendus, avec plus de débattement qu’en Trail (dans les 130-160 mm) et plus solides aussi, car ils doivent résister aux impacts et aux sauts. A cause de leurs caractéristiques, ils sont un peu plus lourds, mais si leur géométrie et cinématique de suspension sont bien conçues ils permettent de faire autant de montées que de descentes !

L’Enduro

La pratique et les vélos :

Alors là, depuis quelques années, c’est le mot à la mode dans le monde du VTT ! « L’Enduro, c’est du Cross-Country avec un casque intégral, c’est ça ? » Euh… Oui bon pas tout à fait… En gros le principe c’est d’être lâché en haut d’une montagne, et d’arriver le plus vite en bas. De manière plus détaillée, les épreuves d’enduro comportent des sections en descente chronométrées, entrecoupées de liaisons non chronométrées essentiellement en montées (mais parfois avec un délai imparti pour les effectuer). C’est une formule très populaire car elle marie compétition et esprit « sortie entre potes ». La principale difficulté d’une épreuve d’enduro aujourd’hui : s’incrire avant qu’il n’y ait plus de place.

Le marché du VTT est très focalisé sur ces vélos actuellement. Malgré un débattement de 150-180mm, les vélos d’enduro sont encore polyvalents, et oui il faut pouvoir monter sans s’épuiser ! On trouve exceptionnellement du 29”, car il faut de la maniabilité bien sûr, mais en grande partie aussi parce qu’il est difficile pour les fabricants de bien concevoir un 29” avec beaucoup de débattement, donc les enduros sont plutôt en 27,5”. La tige de selle télescopique et le guide-chaîne sont  indispensables. Les vélos d’enduros sont normalement plus lourds et plus solides que les All-Mountains, mais comme précisé plus haut, chez certains fabricants les deux catégories ne sont pas encore clairement distinctes ; chez d’autres, on voit bien la différence, avec les enduros plus à l’aise dans le cassant mais moins dans le pédalage que les All-Mountain. Et on peut parier que finalement, les 2 gammes vont à nouveau fusionner dans quelques années avec la progression du matériel !

Il existe aussi des vélos “endurigides” : des hardtails solides à grand débattement ; c’est assez peu courant.

La Descente (ou DH, pour Down Hill)

La pratique et les vélos :

La descente semble, pour la plupart des Bretons que nous sommes (avec des exceptions notables, si si!), une discipline issue d’une autre planète. Le principe est simple, aller le plus vite possible sur des descentes vertigineuses, accidentées et spectaculaires. C’est la discipline la plus exigeante sur le plan technique, et la plus impressionnante à regarder aussi, avec sauts, drop-off, enchaînements de virages dans des endroits où j’aurais du mal à marcher, etc. Comme si ça ne suffisait pas, il existe aussi la descente « extrême » freeride en terrain libre : regardez des vidéos de la parfois controversée Red Bull Rampage, ou le film « Where The Trail Ends » et vous cernerez bien la chose : les sauts et l’engagement sont hallucinants.

Les vélos sont uniquement taillés pour la descente, avec une géométrie, un débattement de suspensions et une solidité adaptés. Jusqu’à une période récente le poids avait peu d’importance (« 23kg, ouaah il est léger le tient ! ») mais c’est en train de changer. On les reconnait aussi à leurs fourches à fort débattement à l’allure bien spécifique. Le 27,5” règne en maître. Les vélos de Freeride sont dans la même philosophie, avec quelques différences, principalement pour pouvoir monter par ses propres moyens.


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